Les oiseaux

a.k.a. The birds

Une jeune femme assez futile et mondaine, Melanie Daniels, rencontre chez un marchand d’oiseaux un séduisant avocat, Mitch Brenner, qui cherche des inséparables pour les offrir à sa jeune sœur, Cathy. Par jeu, Melanie achète les oiseaux et les apporte en voiture à Bodega Bay, où Cathy habite avec sa mère.

Le plus effrayant des films d’Hitchcock est aussi celui qui se démarque le plus des autres : bien loin des films Thrillers, c’est un véritable film d’épouvante qui est proposé ici. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est très efficace.

Le film démarre sur un ton léger : caméo et genre comédie romantique bien écrit. Puis à l’arrivée à Bodega Bay, l’intensité monte crescendo et sans explication aucune – et ce jusqu’à la fin – le spectateur va vivre une heure et demie de peur. Pour cela, les ingrédients choisis par Hitchcock sont simples : des plans superbes, qui plongent complètement le public dans l’action, grâce à des scènes souvent étroites et une action constamment ciblée sur peu de personnages. On ne retrouve jamais de plan large qui montrerait l’étendue des dégâts, si ce n’est pour montrer l’envahissement toujours plus terrifiant des oiseaux. Les effets spéciaux sont efficaces, et le spectateur est rapidement « entouré » d’oiseaux d’une façon très impressionnante. Deuxième idée brillante, aucune musique durant le film pour faire la part belle aux effets sonores des animaux, ce qui contribue au malaise du public et à la dramatique de chaque scène. Résultat, plusieurs scènes d’anthologie qui restent gravées dans les mémoires.

Film original par son histoire de base, il l’est aussi dans son déroulement tout au long des deux heures : l’homme attaqué par la nature, doit fuir et se protéger. Pourquoi, et jusqu’à quand ? aucune réponse n’est apportée, afin de laisser le spectateur sur l’intensité du film et ne pas se perdre en explications. Et lorsque l’on voit tous les (télé)films surfant sur la vague de l’invasion animale / épidémique (rats, araignées, serpents, zombies) trouver des fins toutes plus absurdes les unes que les autres, ce n’est sans doute pas un mal. Mais quand pour la première fois, les mots « The End » n’apparaissent pas dans un Hitchcock, il ressort quand même un manque.

8/10

2H00 — 1963

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