Le Parrain

a.k.a. The Godfather

En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone,  » parrain  » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo,  » parrain  » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.

Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.

Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père…

Le Parrain est sans doute le plus grand film de gangsters, respecté et adulé quasi-unanimement. Outre sa réalisation impeccable, son histoire complexe et la lente descente aux enfers de ses personnages, pris très vite dans un engrenage inéluctable, constituent sa plus grande force.

Tout est grandiose dans ce film, dès l’imposante cérémonie de mariage servant d’introduction, et suivie par le spectateur de façon alternée avec les rencontres du parrain, écoutant tous ceux qui viennent lui demander un service. Ce montage sera d’ailleurs souvent utilisé par Coppola, notamment pour mettre en parallèle le calme (tout relatif) dans lequel règne le parrain, avec les meurtres et la violence dans lesquels sont plus directement impliqués les hommes de main ; l’endroit, et l’envers du décor.

C’est aussi durant cette fête que l’on découvre Michael, expliquant les œuvres de son père – et le fameux « I’m going to make him an offer he can’t refuse » – en précisant bien qu’il tient à rester en dehors de tout ça. Ce premier épisode est pourtant principalement consacré à sa montée en puissance, suite logique de la chute progressive de Vito. L’amour que Michael porte à sa famille, et qui le fera devenir mauvais, la famille ne pouvant se dépêtrer de la situation dans laquelle elle se trouve ; lui qui voulait s’impliquer dans la guerre devra désormais passer sa vie dans la mafia, cette fois sans avoir vraiment le choix.

Le thème musical devenu culte, la performance impressionnante de Marlon Brando, tout simplement parfait dans son rôle – son visage, sa voix – et les contrastes saisissants lorsque Coppola s’amuse à mixer meurtres et moment familiaux joyeux, jusqu’à l’apogée lors du baptême durant lesquels les chefs des familles rivales seront assassinés : l’ensemble de l’œuvre est remarquable et passionnant, et ce malgré la complexité et la durée de l’intrigue. Incontestablement une œuvre majeure du cinéma.

10/10

2h55 — 1972

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (film non noté)
Loading...Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>