La Balade sauvage

a.k.a. Badlands

Inspirée par l’histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s’aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.

La Balade sauvage est un road-movie singulier, dont la folle aventure ne se pose pas comme à l’accoutumée en idéal rebelle et romantique. Malgré une pause en communion avec la nature au beau milieu de la cavale, le caractère utopiste s’estompe rapidement face aux difficultés de la vie en général, et du couple en particulier – les deux protagonistes ayant finalement des ambitions bien différentes.

Dans la forme, le film se démarque surtout par sa voix-off rarement en adéquation avec les images, permettant un recul fort intéressant dans la façon dont le personnage perçoit l’histoire, en comparaison avec le point de vue spectateur. Le procédé est d’autant plus efficace ici que la narration provient d’une jeune fille découvrant le monde, et dont l’insouciance tranche avec la dramaturgie des évènements. Il n’est ainsi pas rare que des détails qui n’ont a priori d’importance qu’à ses yeux entrecoupent le film – celui-ci s’en trouve pourtant enrichi. Autre point fort, les images sont travaillées comme rarement ; le réalisateur parvient à faire apprécier chaque élément de ses décors, faune, flore et vastes paysages.

La Balade sauvage est finalement un film original, profond et esthétiquement très réussi.

8/10

1h35 — 1974

L'avis des lecteurs :

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