La Ligne rouge

a.k.a. The Thin Red Line

La bataille de Guadalcanal fut une étape clé de la guerre du Pacifique. Marquée par des affrontements d’une violence sans précédent, elle opposa durant de longs mois Japonais et Américains au coeur d’un site paradisiaque, habité par de paisibles tribus mélanésiennes. Des voix s’entrecoisent pour tenter de dire l’horreur de la guerre, les confidences, les plaintes et les prières se mêlent.

Grandiose, comme toujours avec Terrence Malick, La Ligne rouge est également très difficile d’accès. Car au-delà de ses nombreuses qualités, c’est loin d’être un film de guerre classique – plutôt une œuvre complexe sur la vie et la mort.

Ce qui frappe d’entrée, c’est que le film est visuellement très réussi et doté d’un casting assez hallucinant. On ne compte plus les interventions de guest-stars venus pour jouer des chefs de bataillon que l’on n’entend que durant deux minutes, à l’instar de Travolta ou George Clooney. Pour autant, il n’y a aucun rôle principal, les hommes pris individuellement n’ayant que peu d’importance dans ce film. L’une des (nombreuses) scènes fortes relate ainsi une rencontre singulière de soldats américains avec un indigène, moins surpris qu’eux de cette entrevue. Et le fameux procédé de voix-off qui plaît tant au cinéaste est ici composé de pensées dont ne sait à qui elles appartiennent : c’est bien l’ensemble des soldats qui est mis en scène. Autre cheval de bataille du réalisateur, la beauté de la nature est ici utilisée pour appuyer le côté dramatique de la guerre et de ses destructions ; le tout étant rythmé par des réflexions métaphysiques impersonnelles.

Un film long, complexe et profond, une œuvre philosophique magistrale.

8/10

2h50 — 1998

L'avis des lecteurs :

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