Adaptation

Le scénariste Charlie Kaufman est rongé par le doute. Engagé pour adapter à l’écran un livre tiré de la vie de John Laroche, chasseur et trafiquant d’orchidées dans les Everglades, il est totalement bloqué. Comme Susan Orlean, la brillante journaliste new-yorkaise qui a rédigé le roman, Charlie est incapable de vivre une véritable histoire d’amour.
Donald, son frère jumeau, aggrave la situation : non seulement, il réussit sans peine comme scénariste, mais il remporte également un franc succès auprès des femmes, ce qui n’est pas le cas de Charlie.
Un jour, ce dernier croit avoir trouvé une solution : il va utiliser ses problèmes personnels comme base d’un scénario sur Laroche et Susan Orlean. Mais alors que l’inspiration vient et que l’histoire prend forme, Charlie va déclencher une série d’évènements qui vont bouleverser la vie de tous les protagonistes.

Le duo Jonze – Kaufman qui avait fait des merveilles avec Dans la peau de John Malkovich est reformé pour cet Adaptation qui n’hésite d’ailleurs pas à faire référence au premier long métrage cité. Encore une fois, le scénario est atypique, c’est même la caractéristique première du film. Une telle mise en abyme – sur plusieurs niveaux – du scénariste planchant sur un film qu’il ne parvient pas à écrire, et que l’on est en train de voir à l’écran : on ne voit pas cela tous les jours au cinéma. On peut trouver ça narcissique est presque « facile » lorsque l’on a rien à raconter – en tout cas c’est intelligemment mise en scène et très original.

Adaptation conserve un peu de loufoque du premier long métrage des deux compères, et on y trouve encore une performance d’acteur bluffante : après John Malkovich, c’est ici Nicolas Cage qui campe un rôle « multiple » de façon remarquable – le tout secondé par Meryl Streep. Le point faible : encore un rythme inégal. Dans la peau de John Malkovich baissait un peu de ton sur la fin ; ici ce problème est réglé par un final plein d’action, mais la (grosse) première partie du film durant laquelle le scénariste galère « dans l’histoire » paraît parfois tout aussi poussive en réalité. Reste cet aspect inédit qui aide à conserver un niveau plus que correct.

7/10

1h56 — 2002

L'avis des lecteurs :

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