Inside man – l’homme de l’intérieur

a.k.a. Inside man

Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d’oeuvre d’un génie du crime.

Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes : un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d’otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs.

L’enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seuls deux personnes connaissent l’importance.

Aujourd’hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s’explique. Mais attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ?

Ce matin-là, donc, quatre peintres en batiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank…

Un film de cambriolage qui tente de se démarquer des autres, ça demande à être vu !

Alors ici, la partie psychologique, ainsi que le « comment ils ont fait » dont l’auteur lui-même se vante dès le départ prennent le dessus sur l’action, ce qui n’est pas forcément un mal, tant ça augure un film plus intéressant qu’une suite de fusillades. Choix étonnant qui a été fait durant ce film, des interrogatoires en « flashforward » qui se passent après le cambriolage : ils stoppent le peu d’action qu’on a et donne des éléments dont le spectateur n’a peut-être pas besoin si tôt… certes il reste quelques mystères à dévoiler sur la fin, mais découvrir ce qu’il va se passer à travers la narration brusque d’un otage est moins palpitant que de le suivre en live… idée judicieuse mais en l’occurrence plutôt mal exploitée.

Au delà de ça, quelques clichés classiques, avec le leader de la bande qui se croit le plus malin, le négociateur très doué aussi : ils se piègent tour à tour… mais heureusement quelques touches d’humour viennent égayer ce film – quelques critiques américaines sont même dispersées ici et là, de la méconnaissance de l’Europe à la crainte exagérée de la culture musulmane – l’on suit donc quand même agréablement ce qu’on annonce comme un coup de génie, et dont on ne sait toujours pas vraiment le fin mot de l’histoire avant le dénouement ! Force est toutefois de constater que les rares chutes que l’on apprend que vers la fin sont peu étonnantes, et que l’on ne gardera pas un souvenir impérissable de ce film au final. Loin d’être révolutionnaire mais bien sympa et plutôt bien ficelé donc, le film ne souffre toutefois que de quelques maladresses dans ses idées pourtant intelligentes au départ, et ce dans un thème trop difficile à renouveler.

5/10

2H10 — 2005

L'avis des lecteurs :

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