Par effraction

a.k.a. Breaking and Entering

Will traverse une période difficile avec Liv, sa compagne. Il vient en plus d’installer son cabinet d’architecte paysagiste dans King’s Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une bande du coin qui le cambriole à répétition. Excédé, Will finit par suivre l’un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira, une réfugiée bosniaque.

Afin d’en apprendre plus sur le gang, Will s’arrange pour sympathiser avec Amira mais rapidement, des sentiments imprévus surgissent… Pour Will, c’est le début d’une plongée au coeur d’un autre univers que le sien, et au plus profond de lui-même.

Un film assez lent, avec un triangle amoureux qui met longtemps à se dessiner, tant le personnage de Juliette Binoche n’arrive que tardivement dans l’histoire. Au final, la famille de Will et celle d’Amira forment deux histoires qui s’entremêlent, mais aucune ne semble être traitée jusqu’au bout. À la fin du film, le spectateur a la désagréable impression de ne pas connaitre le destin des réfugiés bosniaques, ni vraiment celle de la famille de Will.

Le film se veut une satyre de la société, jouant sur la morale pour sauver le pauvre enfant volant pour survivre, mais n’étant pas assez responsable pour avoir la culpabilité sur le dos. Will va donc l’aider à s’en sortir. Ce même Will qui, pourtant coupable d’adultère, se fera en cela aider par sa femme…

Entre les problèmes des deux familles, le film est trop lent et trop entremêlé pour passionner vraiment, et ce malgré le bon jeu de Jude Law et de Juliette Binoche, très convaincante.

4/10

1h59 — 2005

L'avis des lecteurs :

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