La Vie d’artiste

Alice rêve de se voir sur un écran de cinéma ou de brûler les planches. Mais pour l’instant, en guise de premier rôle, elle prête sa voix à Yoko Johnson, la courageuse détective d’un dessin animé japonais…

Bertrand, qui tente d’achever son second roman, aspire à la consécration littéraire. En attendant, il enseigne le français dans un lycée, et n’est pas près de décrocher les palmes académiques…

Quant à Cora, elle espère bouleverser le petit monde de la chanson française. D’ici là, il lui faut se contenter d’un modeste poste d’animatrice d’un bar karaoké…

Tous les trois sont bien décidés à parvenir à leurs fins. Et tant pis si les chemins de la gloire sont semés d’embûches…

Une comédie française proposant non pas des « destins croisés », mais plutôt trois tranches de vie en un seul film. C’est donc plutôt trois mini-films que l’on peut y voir, en ce sens que les histoires ne s’entremêlent pas ; tout au plus chacun des personnages a-t-il une scène où l’un des personnages intervient très vaguement.

Leur point commun : être artiste. Chacun a du mal à percer dans son art, et l’on suit les moments plus ou moins difficiles, plus ou moins drôles, d’une chanteuse, d’une comédienne et d’un professeur. C’est de ce dernier que vient le plus dérangeant, de trop nombreux clichés avec des dialogues bateaux et un professeur comme on en voit jamais en réalité. Il faut réussi à passer outre et se dire que c’est en tant qu’écrivain qu’il est intéressant pour le film. Malgré d’autres grosses ficelles tirées ça et là pendant le film – l’élève qui dépasse le maître, la chanteuse dont on sait très rapidement qu’elle rencontrera avant la fin du film son idole, le compositeur à la recherche d’un jeune talent … – l’histoire a le mérite de ne pas se contenter d’un message « être comédien c’est très difficile » qui serait mal venu au cinéma.

Non, ici point non plus de happy-end facile, et même si les clichés et le scénario souvent convenu rabaissent le tout, on suit simplement des moments de vie d’artistes qui ont du mal à réussir dans leur métier, et qui au final voient leur carrière continuer, ni totalement sur la voie du succès, ni vraiment bouchée. Avec quelques scènes drôles malgré un rythme parfois trop lent, le spectateur reste attentif et intéressé. Mention spéciale aux seconds rôles, et surtout à Stéphane Guillon dont le personnage amène de la vie à l’histoire de la comédienne, qui en avait bien besoin.

Ainsi, si on aurait apprécié moins de redites – trois histoires semblables oblige – et (donc) un film plus rythmé avec moins de facilités, l’ensemble est très convenable. Certes on ne peut pas conclure, comme Léo Ferré, que c’est extra, mais ça permet de passer un moment pas du tout désagréable.

4/10

1h47 — 2006

L'avis des lecteurs :

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