Darling

Darling est une femme d’aujourd’hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l’impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l’épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d’une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d’elle même une énergie pour continuer.

Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.

Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d’une héroïne de tragédie.

Un film fort, qui ne laisse pas le spectateur indifférent. Racontant la vie misérable d’une jeune femme, ce film fait dans un tragi-comique dérangeant par sa violence et sa peine toujours suggérées mais bien présentes.

À travers le regard de Darling enfant tout d’abord, et avec toute la candeur que cela impose, le film nous montre l’enfance difficile d’une jeune fille déterminée. L’ambiance dans la famille et l’humour noir – à la limite d’un Delicatessen – frappent le spectateur dès le début. On retiendra notamment Gérard Lenorman & Pompidou, et plus encore le « joueur de baby-foot » qui « avait souvent mal aux oreilles » : impressionnante cruauté d’une scène mêlée au ton insouciant de la vision d’enfant.

La suite met plus en valeur le jeu de Marina Foïs, remarquable dans son premier rôle fort, avec un ton toujours aussi décalé grâce à la naïveté de Darling, mais l’humour laissant place à l’accumulation des malheurs. Le film devient plus sombre encore, plus triste aussi, Darling entraînant bientôt ses enfants dans sa misère.

Si le film ne révolutionne pas le genre « Cosette », il fait passer un message fort, avec une légèreté troublante (regards naïfs et voix-off très cohérents avec l’histoire) même si elle s’estompe au fil de l’histoire. Et l’on retiendra la prestation de Marina Foïs, dans la peau de ce personnage malheureusement inspiré d’une histoire vraie. Un film qui met mal à l’aise.

6/10

1h33 — 2007

L'avis des lecteurs :

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