Cloverfield

New York – Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l’honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d’un soir, chargé d’immortaliser l’événement. La « party » bat son plein lorsqu’une violente secousse ébranle soudain l’immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s’est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre… et la tête de la Statue de la Liberté s’effondre brutalement sur la chaussée. L’attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu’un champ de ruines…

Cloverfield, le film mystérieux du début 2008, que le net a donné envie de voir sans jamais trop en dévoiler…

Et pourtant, ce film n’a rien inventé, bien au contraire ! Il semble même n’être qu’un (savant ?) mélange de plusieurs sources d’inspirations, avec leurs bons et leurs mauvais cotés. On y retrouve tout d’abord Le projet Blair Witch et ses acteurs inconnus, et surtout sa caméra mobile, façon amateur. Et pour le scénario, c’est clairement inspiré de… Godzilla ? La Guerre des Mondes ? à vrai dire, on ne sait pas trop en regardant le film. Frustrant ? pas du tout, le principe du film de coller aux personnages de par la réalisation est assumé jusqu’au bout : ils ne savent pas trop ce que c’est mais fuient, et on les accompagne. En fait, même la scène d’accroche avec la Statue de la Liberté décapitée, présente sur l’affiche, est nettement inspirée : merci New York 1997.

Pour ce qui est de sa qualité, tout cela est bien mitigé… certes le principe permet une immersion totale dans l’action – qui conserve par ailleurs une part de mystère intéressante – et ce malgré une réalisation (volontairement) brouillonne. Au rayon des bonnes idées, on trouve également le principe de l’écrasement de la cassette utilisée pour « immortaliser la fête », et qui permet de revoir quelques bouts du film d’avant et apportent une touche de calme et d’histoire aux personnages. Bref, on est inévitablement pris dans le film, avec ses ingrédients originaux : aucune B.O. et aucune mise en scène classique.

Mais, parce qu’il y a des « mais », les vingt minutes d’introduction dans le groupe de jeunes montre quand même le public ciblé : les adolescents. Ainsi, si la cavale qui couvre environ une heure est intense, elle semble conçue pour les fans d’action et oublie quelques principes qui gèneront tout autre spectacteur. Car durant soixante minutes, ça devient lassant de voir le temps défiler (7 heures au total) et les invraisemblances s’accumuler. Impossible de ne pas se demander comment la cassette et les vies de personnages ne se sont pas arrêtées au bout de si longtemps ! Sept heures, c’est long, et on ne compte plus les coups que se sont pris tout ce beau monde…

Alors si au-delà de ces défauts, le film reste accrocheur, on se dit que tout ce qui avait été fait autour pour en faire sa promotion était mieux pensé que le film lui-même, qui laisse une impression médiocre. Compensée toutefois par la fin qui évite le classique dénouement de l’armée américaine venant à bout du monstre, comme lors d’une fin trop bâclée (La Guerre des Mondes) ou trop ouverte (Godzilla). Correct, sans plus.

5/10

1h30 — 2008

L'avis des lecteurs :

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