WALL·E

Faites la connaissance de WALL-E (prononcez « Walli ») : WALL-E est le dernier être sur Terre et s’avère être un… petit robot ! 700 ans plus tôt, l’humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul…

Cependant, sa vie s’apprête à être bouleversée avec l’arrivée d’une petite « robote », bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d’elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu’EVE est rappelée dans l’espace pour y terminer sa mission, WALL-E n’hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite… Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie… Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l’univers et vivre la plus fantastique des aventures !

WALL·E est tout d’abord une réussite totale sur le plan esthétique, un véritable bijou de technologie qui impressionne à chaque plan, ce qui est franchement agréable. Mais derrière tout cela se cache surtout une originalité intéressante : le film est quasi-muet, mais parvient à faire passer beaucoup d’émotion, ainsi que des idées politiques profondes.

Le film débute par une première heure sans dialogues donc, mais qui introduit parfaitement le robot dont les bruits et le comportement sur une planète Terre dévastée se suffisent à eux-mêmes. Par son regard et par ses gestes, le robot arrive à toucher le spectateur, et tout cela va encore s’amplifier avec l’arrivée d’Eve. Son comportement d’enfant qui présente ses jouets, l’attirance des deux robots, le burlesque des gags qui ne sont pas sans rappeler d’illustres références telles Buster Keaton ou Jacques Tati : tout est génial.

Puis l’histoire prend une tournure différente avec un départ dans l’espace, truffé de clins d’œil également, des grandes odyssées du cinéma aux films d’anticipation, en passant par E.T., mais parfois plus brouillonne avec son rythme plus rapide et ses nombreux robots. Les gags eux-mêmes deviennent moins nombreux et toujours du même genre, alors qu’en parallèle les explications sur la Terre nous parviennent.
Les humains ont ainsi délaissé la Terre pour vivre dans un monde tout confort parmi des robots à leur service, ignorant tout du monde passé. Devenus obèses et incultes, ils sont représentatifs dans le film d’idées à combattre aujourd’hui, la surconsommation notamment, mais WALL·E milite surtout joliment en faveur de l’écologie.

Et si le monde est à reconstruite entièrement pour les humains, la fin est plus classique en ce qui concerne les robots, entre les méchants qui veulent prendre le contrôle et nos deux héros qui reviennent sur Terre pour s’aimer, un tel dénouement restant un passage obligé. Ce nouveau Pixar reste pourtant le plus innovant et peut-être le plus réussi, tant graphiquement que par son histoire parvenant en jolie fable écologique qu’elle est, à évoquer des idées importantes par le biais d’un robot terriblement attachant.

8/10

1h37 — 2008

L'avis des lecteurs :

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