Vicky Cristina Barcelona

Vicky et Cristina sont d’excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l’amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d’instincts, dénuée d’inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.

Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l’été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d’un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.

Un soir, dans une galerie d’art, Cristina « flashe » pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu’ils ont failli s’entre-tuer.

Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s’envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l’amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l’aventure…

Après trois films consécutifs tournés à Londres, Barcelone devient le lieu de tournage de Woody Allen, pour un film centré autour de quatre personnages sulfureux.

Film assez étonnant, consacré à des vacances en Espagne liées au plaisir, il est comme toujours magnifié par son réalisateur, qui a réussi un casting impressionnant et propose une mise en scène et des dialogues excellents. Le réalisateur ose, et c’est tant mieux, car le film est vraiment drôle et passionnant – certes rythmé par une voix-off sérieuse qui comble le vide de connaissances qu’a le spectateur, mais c’est uniquement pour que celui-ci n’ait ainsi qu’à profiter de chaque scène. Et souvent à la manière d’une pièce de théâtre, chacune de ces scènes se révèle une réussite totale, le film étant consacré à des échanges entre les personnages où les triangles amoureux prennent le dessus sur les couples.

Avec en tête d’affiche Penelope Cruz remarquable en femme déchaînée, et Javier Bardem qui aura après No Country for Old Men participé à deux belles réussites de 2008, ce Vicky Cristina Barcelona n’a peut-être pas un scénario très épais, mais fait passer un fort bon moment.

8/10

1h37 — 2007

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