Two Lovers

New York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra,la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et l’instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix…

James Gray, réalisateur rare, s’essayant au drame romantique ; Isabella Rossellini, qui choisit bien ses réalisateurs, justement ; et Joaquin Phoenix dont c’est la dernière apparition puisqu’il a annoncé vouloir mettre un terme à sa carrière au cinéma : trois raisons qui font de ce Two Lovers un film attendu… et pour lequel James Gray reste fidèle à son schéma de We own the night, avec un Joaquin Phoenix au centre d’un choix, la raison et famille d’un coté, l’instinct et le risque de l’autre.

Ce drame amoureux est comme pour le précédent opus du réalisateur un film dont la force n’est pas tant l’histoire, mais les scènes-clés que Gray arrive à magnifier, et dont la force éblouit le spectateur. Assez sombre dans l’ensemble, le film est rendu lumineux en de rares occasions par la blondeur de Michelle, la lumière pour Leonard, ou en boîte de nuit par exemple, où celui-ci pense avoir l’occasion de séduire sa belle. La mise en scène est brillante lorsqu’il s’agit de séduction, où les moindres regards et gestes sont travaillés, semblant en permanence sincères de par leur maladresse. Des conversations téléphoniques à travers les vitres, à la mère rattrapant son fils dans l’escalier, jusqu’au regard final de Joaquin Phoenix : autant de scènes marquantes, que Gray propose dans son nouveau très bon film.

8/10

1h50 — 2008

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (film non noté)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *