Espion(s)

Vincent, un jeune homme brillant mais refermé sur lui-même, travaille comme bagagiste dans un aéroport et refuse le parcours tracé que lui offraient ses études. Avec son collègue Gérard, Vincent a l’habitude de voler dans les valises avant leur embarquement en soute. Alors qu’il fouille un bagage diplomatique, Gérard meurt brutalement suite à une explosion. Le propriétaire de la valise, un diplomate syrien, récupère le bagage avant de disparaître.
Vincent est alors coincé par la DST qui lui propose un marché : lui éviter la prison et collaborer avec les services secrets français et anglais pour retrouver les hommes impliqués dans l’explosion.
L’enquête conduit Vincent à Londres, qui, sous une fausse identité, essaie de se rapprocher d’un homme d’affaires anglais, Peter Burton, apparemment manipulé par les services secrets syriens. La DST et le MI5 poussent alors Vincent à séduire l’épouse de Burton, Claire, une française au caractère fragile. Vincent se rapproche de la jeune femme et la manipule pour la forcer à collaborer avec le MI5. Déstabilisé par les enjeux de la mission, Vincent va être bientôt rattrapé par ses sentiments.

Espion(s) a d’abord le mérite de commencer sans temps mort, l’élément déclencheur intervenant avant même l’introduction plus précise du personnage de Vincent, et plongeant directement le spectateur dans l’action. Malheureusement, dès lors que le scénario avance à sa deuxième étape, on a du mal à comprendre pourquoi ce Vincent intègre aussi rapidement la DST, si ce n’est parce que c’est le personnage joué par Guillaume Canet et que ça aide bien pour faire la suite du film.

L’enquête se dérouler donc avec un français totalement inexpérimenté devenu « source » pour des services secrets travaillant à Londres, et elle n’a pas du tout désagréable à suivre ; surtout qu’une romance vient donner un peu de contenu à l’histoire. On ne s’ennuie pas, mais on regrettera encore quelques facilités comme la complexité du mot de passe du fameux « PC qui contient toutes les données qui permettent de résoudre l’affaire », ce qui devient récurrent dans ce genre de films. Celui-ci reste par ailleurs correct.

4/10

1h39 — 2008

L'avis des lecteurs :

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