Avatar

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

Rarement un film aura été autant attendu que cet Avatar, en projet depuis plus de dix ans. Annoncé comme le film le plus cher de l’histoire du cinéma, il a été spécialement conçu pour profiter de la technologie 3D. Autant de choses qui placent la barre des attentes très haut, et ne fait qu’amplifier le mérite que le film a de ne pas décevoir.

Si l’on peut attaquer Avatar, c’est peut-être pour sa trame a priori classique et sans surprise ? son message écolo vu et revu ? Les rebondissements ne sont certes pas légion mais ce n’était pas ici le propos. Et l’on peut au moins souligner que si Avatar prend parti en faveur de la protection de la nature et des Na’vi, le message n’est jamais simpliste. Bien qu’attribuant globalement aux hommes le mauvais rôle des destructeurs, le film n’omet part la part d’hostilité de l’autre peuple, et plus généralement de la nature, elle-même parfois colérique. Mieux, Cameron évite de s’attarder sur des intrigues secondaires trop faciles, n’évoquant ainsi que rapidement le frère de Jake ou l’histoire d’amour qui se créé avec la Na’vi – le genre de pathos trop souvent exploité dans les blockbusters. Et pour raconter cette histoire tout en véhiculant un message, le but était d’utiliser au mieux les nouvelles technologies.

Et pour la première fois, cette technologie est ici mise au service du film – et non l’inverse. Le film raconte l’histoire de Jake dont la vie n’a plus vraiment de sens, et qui accède grâce à son avatar à une sorte de résurrection – avec lui, le spectateur est véritablement plongé dans cet autre monde : Pandora. L’avatar de l’histoire prend ainsi un double sens, servant quasiment également de double au spectateur tant celui-ci est se croît au cœur des paysages. Jamais sans doute un film n’avait permis une telle immersion dans un monde imaginaire : la 3D et les images de synthèse offrent un visuel époustouflant, et Pandora est peut-être devenu le plus bel environnement jamais vu au cinéma. Chaque plan foisonne de détails superbes, la faune et la flore sont montrés avec un tel niveau graphique que chaque scène est d’une beauté impressionnante. Mais James Cameron n’en fait pas trop, l’effet de profondeur créé est juste réaliste. Aucun effet n’est superflu ou inutile, le tout est simplement beaucoup plus prenant.

Le réalisateur américain met ainsi en scène le premier film annonçant ce renouveau dans le cinéma doté d’un réalisme esthétique éblouissant ; et même s’il manque un peu de consistance, Avatar parvient à offrir du rêve pendant 2h40 : du grand cinéma.

8/10

2h41 — 2009

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