Rango

Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ?
Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?

Un accident de la route va briser les espoirs de Rango – un caméléon persuadé d’être une star – en même temps que le terrarium dans lequel il menait une vie paisible. Le séparant de ses amis d’alors (dont un génial poisson rouge), cet évènement inattendu va surtout le confronter à une réalité bien plus difficile que prévue. Finis les scénarios faciles qu’il imaginait lui-même, Rango se retrouve malgré lui sheriff dans une ville du Far-West peuplée d’animaux étranges… et désespérément en manque d’eau.

En brisant de façon soudaine l’introduction amusante du personnage de Rango, le film va utiliser un procédé qu’il répète par la suite à l’envi : l’alternance d’un temps fort (une courte scène d’action très rythmée) et d’un temps faible (des dialogues plus posés, généralement assez drôles). Ce choix s’avère plutôt judicieux puisqu’il permet un enchaînement rapide d’un grand nombre de séquences courtes et souvent efficaces. On pouvait simplement espérer un humour plus tranchant, mais on doit se contenter d’un comique qui doit aussi contenter le jeune public.

Les plus grands peuvent se consoler néanmoins avec énormément de références, aux westerns bien sûr – on aperçoit notamment un Clint Eastwood lors de l’apparition mystique de « l’esprit de l’Ouest ». Et plus généralement, l’histoire autour du problème d’eau n’est pas sans rappeler Chinatown – le maire tortue étant librement inspiré de son fameux méchant Noah Cross.

Quelques bonnes idées sont parsemées ça et là, et le divertissement est au rendez-vous. Mais en n’étant jamais très drôle, et en n’allant finalement guère plus loin que ses clins d’œil à d’autres longs métrages, Rango ne ravit pas pour autant.

6/10

1h40 — 2011

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (film non noté)
Loading...Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>