Chez Gino

Gino, installé depuis trente ans à Bruxelles, tient une pizzéria achetée avec les économies de son épouse Simone.
Sa vie est bouleversée par la nouvelle de la mort prochaine de son oncle d’Italie, un parrain de la mafia rendu milliardaire par ses activités illicites. Une grosse part d’héritage est promise à Gino. Seul hic, il lui faut pour la toucher, prouver à son oncle, qu’il est bien devenu, comme il le lui a raconté, un redoutable parrain régnant sur toutes les pizzérias parisiennes. Gino commande alors à un réalisateur, un documentaire sur lui et sa famille censé les présenter comme des truands de grande envergure.
Seulement le tournage ne se passe pas tout à fait comme prévu, sa famille se rebelle, l’équipe se montre récalcitrante aux ordres de Gino qui a tendance à se prendre pour son personnage et quand un vrai mafieux, persuadé qu’il a affaire à un nouveau concurrent s’en mêle, c’est la panique.

Samuel Benchetrit propose avec Chez Gino une nouvelle comédie sous forme d’hommage au cinéma. En s’offrant le rôle d’un réalisateur qui tourne un faux documentaire, qui sera volontairement surjoué, il prend cependant un risque important : que l’on compare cet échec volontaire à son film réel, pas toujours très subtil non plus.

Si son amour pour le cinéma se voit et se ressent avec plaisir – le mélange des ambiances rappelant tour à tour le cinéma italien et la comédie belge – l’humour est moins efficace que dans son précédent film, le brillant J’ai toujours rêvé d’être un gangster. Certes il y a toujours un beau travail de réalisation et quelques dialogues particulièrement bien pensés. Mais les scènes hilarantes et la nostalgie ne sont pas autant au rendez-vous – et Chez Gino est finalement un divertissement tout juste correct.

5/10

1h40 — 2008

L'avis des lecteurs :

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