Le Complexe du Castor

a.k.a. The Beaver

La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor. Parviendra-t-il à se débarrasser de lui ?

Très joli film que ce Complexe du Castor, dont le scénario original et la performance de Mel Gibson sont les principaux atouts.

Si le comédien est très souvent au centre de controverses dernièrement, son amie Jodie Foster lui offre un (double) rôle pas facile dans lequel il prouve qu’il reste un acteur très performant. Certes il faut accepter un postulat de départ peu évident pour « entrer » véritablement dans le film – l’homme dépressif qui se libère à travers une marionnette mais ne sait plus rien faire sans elle – mais alors cette histoire autour du personnage principal devient passionnante. Son double jeu n’est jamais ridicule malgré les extrêmes vers lesquels il tend et le côté décalé voulu par la réalisatrice. Au final, le sujet de la dépression est traité avec sérieux mais la marionnette de castor rend la chose évidemment plus loufoque ; et globalement, le tragi-comique est utilisé à bon escient puisque le film parvient autant à faire rire qu’à émouvoir dans ses moments plus difficiles.

De menus défauts viennent ternir l’ensemble, car le scénario comporte quelques passages trop mièvres, et une intrigue secondaire concernant le fils peu utile, surtout en comparaison avec le personnage du père bien plus intéressant. Mais les nombreuses qualités compensent tout cela, surtout avec l’apparition de Jon Stewart et l’extrait de Exit Music (For a Film) de Radiohead…

Wake from your sleep, the drying of your tears,
today we escape, we escape…
Pack and get dressed, before your father hears us,
before, all hell breaks loose…

7/10

1h31 — 2011

L'avis des lecteurs :

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