The Artist

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

The Artist, pari audacieux du cinéma français ? Ce n’est pas tous les jours en effet que l’on voit sortir un film muet, et noir & blanc. Mais The Artist a-t-il d’autres atouts à faire valoir ?

Michel Hazanavicius est très doué lorsqu’il s’agit de faire rire, on le sait déjà (OSS 1 & OSS 2, notamment) et le début de The Artist ne déroge pas à cette règle. Très amusante, l’introduction joue évidemment beaucoup sur la (re)découverte du genre – surtout du muet, en fait : le réalisateur arrive brillamment à faire de son manque de son un avantage dans ses scènes comiques. Du rythme, une musique sympathique, un divertissement qui fonctionne : tout le charme du cinéma d’antan se retrouve dans cette première partie.

Le film est également attendu pour son prix à Cannes, et il est vrai que Dujardin – tout comme les autres acteurs – s’en sort très bien, dans un rôle finalement pas si différent de ceux qu’il a l’habitude de jouer. Puisqu’il n’y a pas de paroles pour agrémenter chaque scène, les expressions du visage et du corps prennent une importance toute particulière, et l’acteur principal excelle dans ce domaine. Bérénice Béjo n’a quant à elle aucune difficulté à apporter un charme fou à chaque image, magnifiée par le format noir & blanc. Les deux Français dans les rôles principaux, et les stars américaines dans les seconds rôles : le pari est réussi. Et pour ne rien gâcher, Uggy (Palm Dog 2011 :)) y joue le rôle canin le plus touchant que l’on ait vu au cinéma.

The Artist raconte les carrières inverses d’un acteur du muet sur le déclin, et d’une comédienne propulsée au rang de star ; l’opposition dans leur parcours étant un frein dans leur relation amoureuse. La seconde partie du film, axée sur le désespoir du premier, est donc bien plus dramatique. Et le niveau s’en ressent avec une baisse de rythme coupable, et quelques longueurs. Hazanavicius n’a plus grand-chose à raconter, le scénario n’étant pas assez fourni. Il faut ainsi attendre l’épilogue plus heureux pour retrouver ce qui fait la force du long métrage : le charme du couple Dujardin/Béjo, les scènes comiques, et le chien. Faute d’avoir une histoire plus consistante, The Artist ne dépasse pas le stade d’hommage au cinéma des années 20. Il n’est pas lui-même un grand film, simplement un bel objet cinématographique.

7/10

1h40 — 2011

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