Contagion

Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population…

Le touche-à-tout Soderbergh s’essaie cette fois au genre catastrophe, avec ce film narrant comment une épidémie se répand et sème la panique à l’échelle mondiale.

Au rayon des points positifs, il faut reconnaitre au cinéaste l’envie d’éviter les principaux poncifs du genre. Ici, le film n’est pas resserré sur un groupe de survivants, avec un antidote amené juste à temps pour sauver les États-Unis et donc le monde ! Pas d’histoire pleine de pathos, ni même un scénario trop centré et pour cause : Contagion est un film chorale au casting impressionnant, mais où les stars ne sont pas forcément épargnées par le virus.

Au contraire, le film impose une réelle distance avec ce qu’il montre, de façon très mécanique : tout s’enchaîne inévitablement, le nombre de personnes touchées explose et la panique gagne tout le monde à mesure que la nouvelle se répand. Pas le temps pour autant de s’apitoyer sur les millions de mourants – le manque d’émotion se fait certes ressentir mais le choix est respectable : contrairement à d’habitude, l’humanité passe avant les individus, et la priorité est de sauver ceux qui restent en vie.

Le film traite son sujet avec beaucoup de sérieux, n’oubliant aucun aspect : la recherche scientifique mais aussi la théorie du complot, l’enrichissement des industries pharmaceutiques et la difficulté de la distribution des vaccins, une fois ceux-ci générés à grande échelle. En ressort un film froid mais qui a le mérite d’être original.

Pour ce qui est de la forme, la mise en scène est efficace, et la bande-son très appropriée. Le scénario donne évidemment à chaque star son moment de gloire, même si les rôles les moins faciles, ceux de Matt Damon & Jude Law ressortent du lot. Malheureusement, après une première partie qui parvient à mettre en place une tension prenante, la mécanique s’enraye et le spectateur ne vibre plus. La seconde partie n’est pas à la hauteur et manque cruellement de rythme.

Au final, s’il évite brillamment les clichés du genre (Alerte !), Contagion n’a pas l’audace payante d’un 28 jours plus tard dans lequel Danny Boyle réussissait à tenir en haleine le spectateur pendant près de deux heures.

5/10

1h46 — 2011

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