La Cabane dans les bois

a.k.a. The Cabin in the Woods

Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois…

La Cabane dans les bois se vante de renouveler enfin le genre du survival, en utilisant volontairement tous ses clichés pour mieux (tenter de) les détourner. Les suites de Scream jouaient déjà beaucoup de leur image de long métrage « facile », avec des mises en abyme plus ou moins réussies. Ici, il faut reconnaître que le début est prometteur : avec un savant dosage d’indices présentés progressivement, on comprend très vite que les personnages principaux – le classique groupe de jeunes qui s’apprête à mourir dans d’atroces souffrances – sont comme surveillés, voire manipulés. La fusion de l’horreur et du The Truman Show ? de Funny Games U.S. ?

Alléchant à première vue, et plein de bonnes idées, c’est indéniable. Les différents parallèles proposant un (pseudo-)suspense, entre les ados qui tentent de survivre, et les « manipulateurs » qui tentent de les tuer, est l’un des bons points du film. Difficile de comprendre les raisons de tout cela, et donc de discerner les vrais gentils des vrais méchants – au milieu, le spectateur est impliqué indirectement : il joue le rôle du voyeur qui n’attend qu’une chose, de l’hémoglobine et du sexe, si possible de façon inventive. Sauf que Drew Goddard n’est pas Weir ni Haneke – il est avant tout scénariste, et cela se ressent. L’histoire, originale, est d’ailleurs la principale caractéristique de ce film.

Mais c’est aussi ce que devient très vite son point faible, dans une fin qui tourne au n’importe quoi le plus total. Une fois passées les premières minutes que l’on peut considérer comme du second degré, il semble moins évident que les énormes ficelles scénaristiques utilisées par la suite le soient aussi. Sans aller jusqu’à parler de réalisme vu le genre, on est en droit d’attendre un minimum de cohérence dans les choix qui sont faits. C’était visiblement trop demander : la seconde partie du film atteint même un ridicule étonnant dans le genre – malgré des étincelles çà et là, comme un caméo ou un épilogue plutôt amusant. La Cabane dans les bois a le mérite d’être extrêmement osé dans sa construction, mais les références visées étaient bien trop hautes et sa deuxième partie le fait même tomber bien bas.

3/10

1h35 — 2012

L'avis des lecteurs :

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