Cogan : Killing Them Softly

a.k.a. Killing Them Softly

Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

Cogan est un thriller noir, bavard et violent, avec ce qu’il faut de prétentieux pour rappeler Snatch par exemple. Dominik use d’ailleurs de pas mal d’effets visuels dignes de Guy Ritchie, même s’il a la bonne idée de ne le faire que pour ses (rares) scènes d’action, plutôt jolies. Il multiplie également les dialogues, oscillant entre l’amusant et le pathétique tant ses personnages sont – pour la plupart – des loosers.

Sans atteindre le meilleur d’un Tarantino qui a aussi brillé dans le genre, Dominik a parfois de belles idées qui donnent au film une certaine valeur ; la première rencontre entre les deux malfrats, filmée très simplement, vaut par exemple le détour. Le cinéaste joue également du manque d’éthique de son long métrage pour faire un parallèle régulier avec des discours politiques en fond sonore. Enfin, il détourne quelques codes en reléguant ses têtes d’affiche au second plan, sans leur donner le « beau » rôle.

S’il ennuiera les fans d’action pure et dure, Killing Them Softly a donc pourtant bien quelques atouts, même s’il ne révolutionne en rien le genre, certes mieux exploité avant lui.

6/10

1h37 — 2012

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (film non noté)
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Une réflexion sur “ Cogan : Killing Them Softly ”

  1. Rebonsoir, je fais partie de ceux et celles qui se sont ennuyés (un peu). C’est bavard. Je trouve que le film démarre vraiment à la dernière séquence quand Brad Pitt réclame son dû. Clap de fin. Dommage. Bonne soirée.

  2. Merci pour les commentaires 🙂
    C’est vrai que c’est lent et bavard, sans être passionnant comme peut l’être par ex. un Django Unchained, pourtant bien plus long et fourni en dialogues.
    Mais j’ai trouvé au film un certain charme, dans le genre.

  3. J’ai pas été touché par ce film. Je l’ai regardé un peu en retrait et peu de temps après ma séance, je commençais déjà à l’oublier même si il n’est pas mauvais non plus.

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