7 Psychopathes

a.k.a. Seven Psychopaths

Marty est un scénariste hollywoodien en panne d’inspiration. Confronté à l’angoisse de la page blanche, il peine à écrire son nouveau projet de film au titre prometteur : 7 PSYCHOPATHES. Son meilleur ami Billy, comédien raté et kidnappeur de chiens à ses heures, décide de l’aider en mettant sur sa route de véritables criminels. Un gangster obsédé par l’idée de retrouver son Shih Tzu adoré, un mystérieux tueur masqué, un serial-killer à la retraite et d’autres psychopathes du même acabit vont alors très vite prouver à Marty que la réalité peut largement dépasser la fiction…

Martin McDonagh était attendu après son très bon Bons Baisers de Bruges, comédie policière à l’humour noir ravageur qui avait cette pointe de mélancolie très appréciable.
Dans ce nouveau long métrage, on retrouve l’acteur principal du précédent opus Colin Farrell, qui était très à l’aise dans un rôle atypique. Il est cette fois entouré de nombreux autres bons comédiens, pour notamment former un étonnant trio avec Christopher Walken & Sam Rockwell.

7 Psychopathes démarre très bien et sa scène d’introduction, lorgnant chez Tarantino notamment, est simple mais efficace : deux tueurs discutent, la conversation n’a ni queue ni tête – McDonagh aime les personnages bêtes ou dépressifs, cela se ressent dans ses dialogues. La suite ne prend pas plus de sens pour le spectateur, mais elle est sanglante ; et sa soudaineté amusante. L’humour irlandais est de retour !

Plus généralement, la première partie du film est très bonne ; elle est dictée par Marty (Colin Farrell), scénariste alcoolique qui planche sur son prochain film, « Seven Psychopaths ». 7 Psychopathes est donc une mise en abyme à travers ce personnage, qui va imaginer des tueurs sanguinaires qui rythmeront le « vrai » long métrage – celui de McDonagh. On nous présente donc, via différentes courtes histoires, ces 7 psychopathes tous plus déjantés les uns que les autres. C’est surprenant, souvent gore, mais surtout toujours drôle et plein de bonnes idées. Le seul point négatif, c’est que ces 7 tueurs sont connus bien trop vite, et que la suite patauge à l’image de Marty, en manque d’inspiration.

Ce dernier, dépressif, imagine alors un scénario de film sans action, faisant la part belle aux dialogues pour casser les stéréotypes. C’est donc ce à quoi on a droit dans toute la seconde partie de 7 Psychopathes. Dommage : le rythme baisse de façon trop importante pour maintenir le niveau. Le film devient même tellement ennuyeux que Billy (excellent Sam Rockwell), le plus dynamique de la bande, ose « What are we making, French movies now? ». Le genre de cynisme qui ponctue ce film inventif et globalement bien écrit, mais qui mériterait d’être mieux exploité pendant au moins 1h30.

C’était déjà l’un des défauts de Bons Baisers de Bruges, et ça l’est ici de façon encore plus flagrante. D’autant que la fin, amenée avec de grosses ficelles par la fameux Billy qui tient à sa scène de fusillade, n’est cette fois pas assez forte pour compenser tout à fait la grosse baisse de régime centrale. Martin McDonagh ne réédite donc pas l’exploit, malgré de bonnes idées et une jolie galerie de personnages représentés par un casting très complet.

6/10

1h50 — 2012

L'avis des lecteurs :

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Une réflexion sur “ 7 Psychopathes ”

  1. C’est dommage qu’il ne soit pas plus fun que ça je trouve. On avait une bonne base, un bon casting et même si j’ai l’impression d’avoir passé un bon moment, je reste quand même un peu sur ma faim. Walken est énorme tout comme Harrelson au passage 🙂

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