Happiness Therapy

a.k.a. Silver Linings Playbook

La vie réserve parfois quelques surprises…
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

De prime abord, il semble n’y avoir que peu de points communs entre Fighter & Happiness Therapy. Ce sont pourtant les deux derniers films d’un même réalisateur, David O. Russell ; et on peut même, à y regarder de plus près, y retrouver le même sens du formatage pré-Oscars. Car Happiness Therapy reprend des thèmes assez difficiles pour broder une jolie histoire autour, afin de valoriser son acteur principal et si possible de rafler une statuette. Deux récompenses pour des seconds rôles avec Fighter, une pour la comédienne vedette de Happiness Therapy : Russell semble avoir trouvé la bonne formule. Mais on ne s’en plaindra pas davantage si son film est aussi bon que le précédent.

Le début est assez prometteur, avec une ambiance assez pesante et des personnages plus marginaux que d’habitude : lui sort de l’hôpital psychiatrique pour avoir frappé l’amant de sa femme ; elle est dépressive suite à la mort de son mari. Quant aux personnages secondaires, ils sont dans le pur style « indé », avec surtout une famille assez dingue menée par un Robert de Niro qui cabotine à tout va en père accroc au jeu, superstitieux et bourré de TOC – ou encore le timide psy indien que l’on retrouve déchaîné lorsqu’il s’agit de supporter son équipe de football favorite.

On n’a pas affaire à une comédie romantique tout à fait classique donc, avec la carte mélodrame qui est d’abord abattue pour accrocher le spectateur ; mais paradoxalement le défaut du film tient en son échec dans sa quête d’éviter ainsi les clichés, car la suite ne réserve pas autant d’originalité que cela. On apprécie l’effort tout de même, d’autant que plusieurs séquences font rire. Mais Happiness Therapy n’a finalement rien d’extraordinaire, et se révèle surtout être bien moins novateur qu’espéré. Reste que le pari « feel-good movie » est lui plutôt réussi – et pour revenir sur les Oscars : oui, la belle Jennifer Lawrence livre une excellente prestation.

6/10

2h02 — 2012

L'avis des lecteurs :

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Une réflexion sur “ Happiness Therapy ”

  1. Pas revu depuis sa sortie en salle, je trouve ce film un peu surestimé. On s’ennuie souvent sec et même si j’aime beaucoup Jennifer Lawrence, pour ce film elle ne mérite pas l’Oscar…

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