Trance

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Danny Boyle varie souvent le sujet de ses films, mais si l’on pouvait être confiants de voir Soderbergh traiter de la manipulation de l’esprit dans le récent Effets secondaires, il est plus surprenant de voir le réalisateur anglais se mettre derrière la caméra pour aborder ce même sujet.

Avec une introduction rythmée, et visuellement très moderne comme bien souvent avec Boyle, il impose pourtant sa patte et lance très bien son film. Le point de départ du tableau volé est assez simple mais on comprend vite que plus que l’objet du délit lui-même, ce qui va compter c’est la façon dont son dérobeur – devenu partiellement amnésique – va tenter de retrouver la mémoire. Toujours avec une réalisation très marquée, parfois même trop proche du clip, Boyle nous entraîne dans les méandres de l’esprit en créant un petit labyrinthe dans laquelle la manipulatrice en chef se nomme Elizabeth (Rosario Dawson). Comme dans le Soderbergh mentionné plus haut, l’arrivée d’une jeune femme va ainsi chambouler le film en lui faisant perdre un peu de qualité, mais pas vraiment pour les mêmes raisons.

Car si Boyle réussit quelque chose que l’Américain n’a pas bien géré dans son long métrage, c’est d’embrouiller suffisamment son public pour ne pas gâcher le suspense, et laisser planer le doute sur la vraie position des différents personnages. Difficile dans Trance de discerner le vrai du faux, le rêve hypnotique du réel, le bon du méchant. En revanche, on retrouve un point commun malheureux avec Effets secondaires : son invraisemblance au fur et à mesure que la fin approche, avec un scénario qui lorsqu’il prend enfin forme de façon claire aux yeux du spectateur, se révèle assez peu crédible.

Restent les clins d’œil à la France, ses chansons et son derby rhônalpin ; et surtout la jolie Rosario Dawson que Boyle sait mettre en valeur… Mais le thème très intéressant du film aurait mérité un meilleur traitement et davantage de cohérence.

5/10

1h41 — 2013

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