The Call

Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d’un centre d’appel d’urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable. Une course contre la montre commence… Chaque appel pourrait bien être le dernier.

Brad Anderson (The Machinist) est de retour, et il a emmené la jolie Halle Berry avec lui. L’occasion de se réjouir est d’autant plus belle que The Call démarre fort bien ; on y suit un meurtre terrible à travers le point de vue – et surtout l’écoute – d’une opératrice du 911 américain, alertée de la menace mais bien impuissante derrière son téléphone.

C’est là tout le principe et la force du film : s’intéresser au délicat métier d’opérateur du service d’urgence amené parfois à prendre des décisions soudaines et qui peuvent sauver ou coûter des vies – le tout avec la distance empêchant d’avoir tous les éléments en sa possession, et surtout ne permettant pas une action directe. Ce ressenti est très bien retranscrit dans l’histoire, tout comme l’importance que ce service revêt aux Etats-Unis. Même si de nombreux appels n’ont – heureusement – pas de caractère vital, et que les téléphones sonnent quasiment en permanence pour des cas divers, donnant véritablement l’impression d’une ruche (le saviez-vous ? « The hive » est d’ailleurs le surnom donné à ce centre d’appel d’urgence).

Un nouvel appel ressemblant fort à celui, tragique, de l’introduction, est reçu au 911 ; et voilà le spectateur plongé dans un suspense insoutenable, au même niveau ou presque de passivité que l’opératrice jouée par Halle Berry, encore sous le choc du premier coup de fil.
Mais quel était déjà le défaut du premier film du réalisateur ? ne pas tenir sur le long terme les jolies promesses engagées par un début alléchant… et voilà qu’après quelques péripéties passionnantes, Brad Anderson envoie son opératrice sur les lieux présumés de présence du serial killer, pour régler l’affaire façon Bruce Willis, là où le rôle extérieur donnait une force si originale au scénario. Sans en dévoiler trop, ce manque de cohérence de la fin gâche une bonne partie du plaisir, d’autant que des plans forcés – l’héroïne sous le drapeau américain – ramènent vite à la réalité : de prime abord novateur, The Call se révèle trop banal en n’exploitant pas jusqu’au bout son intéressant synopsis.

5/10

1h35 — 2013

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (1 note(s). Moyenne : 4,00 sur 10)
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Une réflexion sur “ The Call ”

  1. Bonsoir, à la différence avec toi, j’ai trouvé la fin amorale est assez jubilatoire. Le suspense est assez redoutable, je trouve que le film tient ses promesses jusqu’au bout. Bonne fin de soirée.

  2. Certes la toute fin, bien que discutable, a le mérite d’être surprenante.

    Ce que je reproche c’est plus généralement la seconde partie qui manque de cohérence ; et c’est surtout dommage parce que le suivi de l’action à distance (par téléphone) était justement ce qui faisait la force et l’originalité du suspense à mon avis.

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