Pacific Rim

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Pacific Rim, ou l’histoire de robots géants construits par les hommes pour combattre des monstres. Et c’est tout, ou presque.

Car le film entre dans le vif du sujet dès l’introduction, en expliquant ses deux mots-clés « Kaiju » (monstre) & « Jaegers » (robots) et en montrant un premier combat, forcément tragique. Dès le début, on a bien compris le principe – et surtout, Guillermo del Toro montre ce qu’est son film : un gros trip qui lui permet de mettre en scène des combats entre créatures géantes et robots super armés, sans se prendre la tête avec une quelconque histoire. S’il ne s’en tient malheureusement pas tout à fait à ça, il faut lui reconnaître son principal mérite : sa réalisation est magnifique. Il n’a peut-être pas son pareil pour filmer ces scènes de combat, et il ne faut finalement voir dans Pacific Rim qu’une suite de séquences superbes où la caméra virevolte autour des batailles où les deux combattants se rendent coup pour coup, le tout sublimé par les lumières et les décors. D’autant qu’il arrive à rendre une vraie impression de grandeur en multipliant les plans dans lesquels il effectue une « mise à l’échelle » avec des hommes et des hélicoptères notamment, afin de relativiser la taille des robots et des monstres : l’effet est toujours saisissant. Bref, le cinéaste, déjà bluffant plus de 10 ans avant avec un visuel à couper le souffle dans Blade 2, remet ça.

Trop de fois le film pourtant s’encombre de temps faibles où les humains sont au centre de l’histoire, et là les clichés et invraisemblances s’accumulent. Même s’il n’a pas de star à son casting, ni de super-héros à défendre, Del Toro n’évite pas les lieux communs des blockbusters habituels du genre, avec le frère mort au combat ou l’histoire courue d’avance de la jeune fille secourue par le chef de la résistance.
Cela va même plus loin avec quelques scènes spécialement ratées, mêlant mauvais jeu d’acteur avec des réactions stupides dont on ne sait pas s’il ne faudrait pas mieux les prendre au second degré.

Vraiment dommage que le film n’aille pas plus loin dans son jusqu’au-boutisme, même s’il minimise déjà beaucoup son scénario. Car encore une fois pour le reste, la comparaison avec les films d’action / SF récents, Man of Steel et ses scènes de bagarre illisibles en tête, est largement à mettre au profit de la maîtrise de l’action par Del Toro.

5/10

2h10 — 2013

L'avis des lecteurs :

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (1 note(s). Moyenne : 4,00 sur 10)
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Une réflexion sur “ Pacific Rim ”

  1. Un excellent divertissement, une vraie claque visuelle mais je reconnais tes réserves. Je dis d’ailleurs dans mon avis que je fais sans doute parti de ceux qui le sur estime un peu mais ça reste quand même plaisant de voir que visuellement on peut encore faire de très bons films. Dommage que le reste ne suivent pas toujours…

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