9 mois ferme

Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

Depuis qu’il a quitté la scène pour faire ce dont il rêvait, du Cinéma, Dupontel joue les trublions dans le paysage trop sage des comédies à la française. Dès Bernie il a imposé son style, brillamment repris par exemple dans Enfermés dehors une dizaine d’années plus tard. Seul le Vilain laissait ses fans sur leur faim, en n’étant pas aussi méchamment drôle que les précédents longs métrages du comédien.

9 mois ferme, disons-le tout net, dépasse carrément les attentes et vient se hisser tout en haut de ce qu’a fait Dupontel jusqu’alors. Sans ressortir le poncif « film de la maturité », force est de constater que Dupontel s’est appliqué à réaliser son film de manière encore plus soignée, comme pour mieux encore mettre en valeur son potentiel comique. Son plan séquence d’introduction en est la première illustration : 9 mois ferme n’est pas seulement drôle, il est aussi et surtout fort bien mise en scène. Moins tape-à-l’œil mais tout aussi efficace, on note régulièrement dans ce film une utilisation de l’espace comme rarement il n’en avait été question dans ses premiers longs métrages ; les plans sont davantage travaillés, les caméras plus mobiles, et l’énergie comique en ressort accentuée.

Pour le reste, les ingrédients sont semblables à ceux auxquels nous avait habitués le cinéaste : lui s’est réservé le rôle de l’adulte immature, fourbe et défiant une justice pas vraiment à son avantage. Sans jamais tomber dans le manichéisme, il s’amuse de l’autorité en la stéréotypant tout autant que son personnage de voleur ; chacun faisant finalement ressortir l’autre aspect de sa personnalité, jusque-là insoupçonnée. Ajoutez à cela des guests classes aux interventions hilarantes, un peu de gore et de politiquement incorrect, et une pointe de tendresse pour finir : 9 mois ferme est (trop) court mais c’est un intense résumé du génie qu’est Albert Dupontel.

8/10

1h22 — 2012

L'avis des lecteurs :

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