Gone Girl

A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

Fini le tape-à-l’œil de Se7en notamment, le Fincher nouveau, plus sobre, celui qui n’a jamais été aussi bon que dans ses longs métrages tirés d’histoires vraies Zodiac puis The Social Network, est de retour. Et même si ce n’est pas inspiré de faits réels que Fincher a co-écrit avec la romancière cette adaptation d’un best-seller, l’esprit demeure.

Car si Gone Girl ne traite quasiment pas de l’enquête d’un point de vue policier, comme le faisait si bien Zodiac, on y retrouve quand même des similitudes intéressantes, principalement dans le souci du détail et du réalisme froid. Et on retrouve aussi la modernité de The Social Network pour ce qui est de la place des médias dans la société, car l’histoire de Gone Girl se déroule essentiellement sous les yeux de caméras venues faire des reportages suite à la disparition d’une jeune femme apparemment sans histoire.

Au début du film, suite à cette disparition, tout sonne étrangement faux ; et l’on se prend déjà à fustiger Ben Affleck… Mais le scénario est suffisamment bien écrit pour que tout se délie petit à petit, avec toujours en toile de fond le regard pas forcément bienveillant des caméras de télévision. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que les différentes interventions devant les médias de Nick (joué par Ben Affleck) considérées comme mauvaises sont montrées de façon plus directe – que celle où il finit par être convaincant, mais que l’on ne voit que plus tard, à travers des extraits diffusés à la télévision.

En tout cas Ben Affleck s’en tire très bien dans ce rôle de mec un peu paumé au départ, mais qui a peut-être des choses à cacher. Ce rôle d’homme « ordinaire » lui convient bien mieux que celui de héros pour lequel il fut moins crédible dans des précédents films. Mais la révélation du film se nomme bien Rosamund Pike, présente notamment dans les flash-backs, et qui est très convaincante.

Par ailleurs, Gone Girl se distingue quand même par quelques traits d’humour noir, notamment via le personnage de l’avocat, ce qui est quelque chose d’assez nouveau chez Fincher. Non seulement ils apportent une touche agréable au divertissement, mais en plus ils aident à rendre l’histoire crédible, alors que le scénario riche en rebondissements paraît exagéré : en faisant dire à l’un de ses personnages expérimenté en matière d’histoires rocambolesques, qu’il n’avait jamais connu pareille situation, Fincher joue la carte « incroyable mais vrai ».

Et si la fin peut laisser un goût d’inachevé, elle finit de faire ce Gone Girl le Rosemary’s Baby de Fincher, et ce n’est pas du tout déplaisant.

Gone Girl, GG Fincher 🙂

8/10

2h29 — 2014

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