The Dark Knight Rises

The Dark Knight Rises

The Dark Knight RisesChristopher Nolan

20122 h 44 min
Résumé

Afin que l'image de l'ex-procureur Harvey Dent reste un modèle du genre pour les citoyens de Gotham City, Batman a endossé les crimes de ce dernier et a été chassé de la ville par les autorités. Huit ans plus tard, alors que Gotham City est de nouveau sûre, le commissaire Gordon tombe sur un complot qui vise à détruire la ville de l'intérieur. Il fait appel à Batman. Ce dernier devra faire face à la mystérieuse Selina Kyle et à Bane, un adversaire mortel, qui veut mettre en pièce le symbole Batman.

Métadonnées
Réalisateur Christopher Nolan
Durée 2 h 44 min
Date de sortie 16 juillet 2012
Acteurs
Avec : Christian Bale, Michael Caine, Gary Oldman, Anne Hathaway, Tom Hardy, Marion Cotillard, Joseph Gordon-Levitt, Morgan Freeman, Matthew Modine, Alon Aboutboul, Ben Mendelsohn, Burn Gorman, Daniel Sunjata, Cillian Murphy, Liam Neeson, Juno Temple, Nestor Carbonell, Josh Stewart, Aidan Gillen, Tom Conti, Joey King, Josh Pence, John Nolan, Warren Brown, Sam Kennard, Aliash Tepina, Nick Julian, Miranda Nolan, Claire Julien, Brett Cullen, Reggie Lee, Joseph Lyle Taylor, Chris Ellis, Duane Henry, James Harvey Ward, Gonzalo Menendez, Cameron Jack, Lex Daniel, Tyler Dean Flores, Thomas Lennon, Trevor White, Rob Brown, Daina Griffith, Fredric Lehne, Courtney Munch, Chris Hill, Travis Guba, Jay Benedict, Will Estes, David Dayan Fisher, Glen Powell, Ben Cornish, Russ Fega, Andres Perez-Molina, Brent Briscoe, Oliver Cotton, Mark Killeen, Sarah Goldberg, John MacMillan, Robert Wisdom, Ronnie Gene Blevins, John Hollingworth, Ian Bohen, Uri Gavriel, Noel Gugliemi, Hector Atreyu Ruiz, Patrick Cox, Aramis Knight, William Devane, David Gyasi, Patrick Jordan, Joshua Elijah Reese, Desmond Harrington, Mychael Bates, Tomas Arana, Peter Holden, David Monahan, Jillian Armenante, Aja Evans, Aldous Davidson, Wade Williams, Jake Canuso, Julie Mun, Rory Nolan, Harry Coles, Massi Furlan, Christopher Judge, Patrick Leahy, Todd Gearhart, Kevin Kiely, Daniel Newman, Marc Abbink, Isiah Adams, Charlie Alejandro, Robert Arensen, Grant Babbitt, Fileena Bahris, Rick Bolander, Kyle Patrick Brennan, Scott Churchson, Bill Cowher, Graham Curry, Stephanie Domini Ehlert, John Farrer, Frank Fata, Christopher Bryan Gomez, Vito Grassi, Michael Wren Gucciardo, Ed Heavey, John W. Iwanonkiw, Cindy Jackson, Daniel Jordano, William Kania, Tiffany Kemp, Sun Jae Kim, Hrvoje Klecz, Alex Kruz, Tyler La Marr, LeJon, Paul Jude Letersky, Joe Lipari, Silvia Lombardo, Jorge Mardel, Cale McConnell, David Dale McCue, Salomon Passariello, Tiffany Sander McKenzie, Allen Merritt, Olan Montgomery, Alex Moore, Shane Nolan, Jackson Nunn, Joseph O'Brien, Michael Papajohn, Kyle David Pierce, Troy Polamalu, Michael Power, James Rawlings, Kirsten Roeters, Ben Roethlisberger, Mark Roman, Eric Salazar, Emily Schooley, Thomas Tull, Chris Vaina, Vincent van Ommen, Michelle Vezzani, Barbara Vincent, Justin Michael Woods, Jason Yee, Maria Zambrana, John Zion, Alex Ziwak, Tommy Bayiokos, Matthew Gooley, Jeff Moffitt, Diogo Hausen, Gary Sievers, Orion McCabe, London May, James Quinn, Joe Fishel

Voilà The Dark Knight rises, enfin : le troisième et dernier volet de la trilogie de Nolan démarrée sept ans auparavant avec Batman Begins. Ce premier épisode nous expliquait comment Batman devenait un héros en surmontant ses peurs. Mais ce qui était alors sous-entendu en conclusion prenait forme dans le second, plus noir encore : si Bruce/Batman se relevait pour combattre le Mal, il devait à la fois sacrifier sa vie d’homme – l’histoire d’amour avec Rachel étant rendue impossible par l’existence même du Batman – mais aussi celle du Batman, symbole finalement déchu pour le bien du peuple. Ce troisième opus démarre donc sous le signe de l’échec qui se trouve être la seule issue possible : dans la lignée de ses prédécesseurs, The Dark Knight rises est dramatique. Bruce Wayne est désormais boiteux, vieillissant et miné psychologiquement – désormais, la mort que Bruce paraît attendre, semble être toute désignée pour être celle qui mettra bientôt fin aux aventures de Batman. Voir un symbole à ce point en perdition, c’est rare. Nolan choisit ainsi de s’opposer vraiment aux super-héros en donnant un côté très humain à son film – il n’est d’ailleurs pas anodin de voir dans ce film bien davantage Bruce Wayne que le Batman lui-même, rappelant en cela le premier élément de la trilogie. Même si bien sûr le héros est de retour aux affaires avec l’arrivée de nouveaux personnages s’attaquant à Gotham City. On retrouve ceux qui ont survécu aux histoires passées, mais évidemment un nouveau méchant principal apparaît : c’est au tour de Bane de tenter sa chance. Si Tom Hardy, qui l’interprète, a une carrure impressionnante, son masque qui ne tombe jamais l’empêche de rivaliser avec le charisme du Joker de The Dark Knight – et la magistrale interprétation du regretté Heath Ledger. Autre nouveauté, l’arrivée de Selina Kyle, jouée par Anne Hathaway. Cette dernière s’en sort très bien, dans un rôle pas facile après l’érotisme quasi-inégalable dégagé par Michelle Pfeiffer de Batman, le défi, signé Tim Burton. Nolan choisit d’ailleurs d’éloigner légèrement son personnage de l’original, ne la nommant par exemple jamais Catwoman. Marion Cotillard & Joseph Gordon-Levitt complètent également la liste des nouveaux. Tandis que parmi les récurrents, on regrette la trop longue absence d’Alfred (Michael Caine, peut-être le meilleur du casting ?) qui est pourtant celui qui détient la vérité lors de chaque histoire. D’une façon générale, Nolan ose s’attaquer à des thèmes rarement abordés dans ce genre de films, en mettant énormément en difficulté ses personnages. D’abord lâché par son plus fidèle serviteur, Bruce Wayne le milliardaire est ensuite renversé après une attaque contre la bourse – ceci rappelle au passage que s’il n’a pas de pouvoirs, c’est bien sa richesse qui lui a permis de s’équiper et de devenir un justicier digne de ce nom. Puis Batman est démasqué, et broyé par la force de son ennemi. Le départ d’Alfred, et la première bagarre de Batman contre Bane, sont deux superbes scènes durant lesquelles la musique grandiose de Hans Zimmer fait habilement place au silence, pour appuyer respectivement le poids des mots et celui des coups reçus par Bruce. Il faudra d’ailleurs autant les meurtrissures psychologiques que les blessures physiques pour que Bruce se retrouve (littéralement !) au fond du trou… pour mieux se relever. C’est là le cœur du film, et le coup de maître du réalisateur. Le contrecoup de cette audace est malheureusement bien présent : malgré les 2h44 de film, et une intrigue qui ne se disperse pourtant pas trop, Nolan multiplie les approximations, franchissant à plusieurs reprises le pas qui sépare l’ellipse du gouffre scénaristique. Sans aller jusqu’à demander du réalisme à une adaptation d’un comics, on est en droit d’attendre bien plus de cohérence. Ici, il n’est pas rare d’avoir des raccourcis invraisemblables (le retour de Bruce à Gotham, par exemple) ou des maladresses (l’exil forcé de Gordon) qui nuisent terriblement au film. De la même façon, les unités de temps sont très mal respectées, et lorsque 5 mois peuvent n’avoir aucun impact sur des policiers enfouis sous terre, les quelques minutes précédant l’explosion d’une bombe laissent libre cours à des dialogues et courses-poursuites en tout genre. Outre ces failles dans la trame, des choix de mise en scène plombent un peu l’ambiance sur la fin. Le dernier plan de Marion Cotillard est par exemple assez incompréhensible. Et il y a cet autre choix étonnant – étant donné le chemin dans lequel les trois Batman semblaient s’orienter – en toute fin du film ; sans doute une scène en trop, une fausse note dans la partition délibérément grave que Christopher Nolan jouait jusqu’alors. Sans supprimer toute la séquence, ce dernier aurait au moins dû éviter ce contre-champ et laisser au pire une fin ouverte – à l’image de celle, trop décriée, d’Inception. Malgré tout, le film reste intéressant et divertissant : la psychologie est encore au rendez-vous, et Nolan reste un brillant réalisateur qui propose quelques jolies scènes d’action ; bien que l’on peine à retrouver l’adrénaline créée par le second volet. Et s’il a trop de défauts pour atteindre le niveau d’excellence de The Dark Knight, ce long métrage conclut tout de même une bien belle histoire, durant laquelle Nolan aura su insuffler un réalisme et une noirceur passionnants à un héros pas comme les autres. Il a surtout réussi à montrer ce qui différencie Batman des super-héros : son absence de pouvoirs, et donc l’obligation de s’en remettre à la volonté, au dépassement de soi, jusqu’à atteindre des points de non-retour. Nolan a clairement réussi sa trilogie.

CatastropheTrop nazePas bonBof bofCorrectSympaBon filmTrès bonExcellentChef-d’œuvre (2 note(s). Moyenne : 7,50 sur 10)
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