{"id":3570,"date":"2013-10-23T00:00:00","date_gmt":"2019-02-12T10:37:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/movies\/gravity\/"},"modified":"2019-02-12T13:25:47","modified_gmt":"2019-02-12T12:25:47","slug":"gravity","status":"publish","type":"movie","link":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/movie\/gravity\/","title":{"rendered":"Gravity"},"content":{"rendered":"<p><!--more--><strong>C&rsquo;est peu dire que ce film \u00e9tait attendu, depuis le choc provoqu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/movies\/les-fils-de-lhomme\/\"><i>Les Fils de l&rsquo;homme<\/i><\/a>, l&rsquo;un des meilleurs films de sa d\u00e9cennie. Drame post-apocalyptique plein d&rsquo;espoir, ce dernier avait aussi marqu\u00e9 les esprits par la technique de son metteur en sc\u00e8ne, notamment en mati\u00e8re de plans-s\u00e9quences. <i>Gravity<\/i> est annonc\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es et a \u00e9t\u00e9 selon ses dires une vraie \u00e9preuve pour Alfonso Cuar\u00f2n. Ce long m\u00e9trage va diviser. Parce que ce n&rsquo;est pas un film comme on en voit tous les jours et que son pitch para\u00eet l\u00e9ger : en gros, deux membres d&rsquo;une mission spatiale sont victimes d&rsquo;un accident et tentent de retourner sur Terre. Cela signifie un seul d\u00e9cor, deux personnages pour tout le film, des dialogues rares et plus g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s peu de son. Pour couronner le tout, le choix de l&rsquo;actrice principale peut laisser songeur&#8230; <\/p>\n<p align=\"center\"><i>&quot;You can&rsquo;t beat the view&quot;<\/i><\/p>\n<p> <i>Gravity<\/i> d\u00e9bute par plusieurs plans-s\u00e9quences d&rsquo;une dizaine de minutes, dont la beaut\u00e9 est \u00e0 couper le souffle. Litt\u00e9ralement. On y d\u00e9couvre l&rsquo;espace, sombre, illumin\u00e9 par les \u00e9toiles et surtout une vue imprenable sur la Terre. La cam\u00e9ra est d&rsquo;abord fixe, et l&rsquo;on voit arriver un point lumineux, qui se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une navette autour de laquelle gravitent les astronautes. Une fois le v\u00e9hicule apparaissant clairement \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran, un v\u00e9ritable ballet d\u00e9marre, Cuar\u00f2n continuant \u00e0 filmer dans une m\u00eame sc\u00e8ne les actions des deux astronautes qui travaillent autour de la station orbitale. L&rsquo;aspect unique du plan renforce un ultra-r\u00e9alisme et plonge directement le public au c\u0153ur de l&rsquo;action : plus seulement t\u00e9moin, on a l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre tout proche et, lorsque la cam\u00e9ra bouge, de tourner la t\u00eate pour suivre ce qui se passe en continu. La 3D renforce l&rsquo;effet en amenant des objets vers le spectateur, et le simple fait de voir George Clooney d\u00e9visser un boulon devient magnifique lorsque l&rsquo;objet lui \u00e9chappe et semble s&rsquo;approcher de l&rsquo;\u00e9cran. Cette impression perdure tout au long du film : chaque cadrage est d&rsquo;une beaut\u00e9 inou\u00efe, des reflets dans les casques jusqu&rsquo;aux plans larges sur l&rsquo;espace et la Terre aux multiples couleurs en arri\u00e8re-plan. Les sc\u00e8nes d&rsquo;ext\u00e9rieur sont de vraies chor\u00e9graphies, rythm\u00e9es par une B.O. angoissante sans \u00eatre oppressante. L&rsquo;action est toujours limpide, un mod\u00e8le du genre ; elle implique sans cesse le spectateur, et on se surprend plusieurs fois \u00e0 tenter d&rsquo;esquiver un d\u00e9bris qui para\u00eet foncer vers soi \u00e0 toute allure. L&rsquo;immersion est vraiment le ma\u00eetre-mot du film, et l&rsquo;environnement est aussi beau qu&rsquo;hostile : admiratif devant tant de beaut\u00e9, le spectateur ressent \u00e9galement le danger et vibre \u00e0 chaque moment d\u00e9licat. La cam\u00e9ra virevolte, offre un plan \u00e9largi puis s\u2019avance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du casque pour capter la respiration qui acc\u00e9l\u00e8re. Seules les conversations radios sont audibles, alors comment ne pas rester bouche b\u00e9e devant cette explosion magnifique, amplifi\u00e9e comme jamais par l&rsquo;absence de son ? Puis, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des navettes, les objets volent et donnent l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre entour\u00e9, et la sensation de vol en apesanteur en cam\u00e9ra subjective offre un rendu incroyable. <\/p>\n<p align=\"center\">Don&rsquo;t let go<\/p>\n<p> Ces belles images de l&rsquo;espace ne sont pas vraiment semblables \u00e0 celles de <a href=\"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/movies\/2001-lodyss%c3%a9e-de-lespace\/\"><i>2001 : l\u2019odyss\u00e9e de l\u2019espace<\/i><\/a>, bien que la comparaison ait \u00e9t\u00e9 maintes fois \u00e9voqu\u00e9e. <i>Gravity<\/i> n&rsquo;est pas m\u00e9taphysique, ce n&rsquo;est \u00ab\u00a0qu&rsquo;un\u00a0\u00bb <i>survival<\/i>, et c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 pas mal. Car gr\u00e2ce \u00e0 la technique \u00e9voqu\u00e9e plus haut, le suspense fait son effet et il n&rsquo;est pas rare que l&rsquo;on retienne sa respiration pendant de longues secondes, crisp\u00e9 sur son si\u00e8ge. Cuar\u00f2n sait montrer que la vie d&rsquo;un astronaute ne tient bien souvent qu&rsquo;un \u00e0 un fil qu\u2019il peut attraper ou non du bout des doigts. La filiation avec le premier cordon, celui qui donne la vie, est d&rsquo;ailleurs bien cruelle : ici d\u00e9tacher le cordon qui nous retient signifie mourir. Et lorsque le r\u00e9pit arrive enfin, c&rsquo;est \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un f\u0153tus que l&rsquo;astronaute se repose. Il est ainsi question de vie et de mort, de naissance et de deuil dans <i>Gravity<\/i> ; une jolie m\u00e9taphore se met peu \u00e0 peu en place \u00e0 travers le personnage de Sandra Bullock qui parvient \u00e0 \u00e9mouvoir plus d&rsquo;une fois. Car m\u00eame les gros plans sur l\u2019actrice, non maquill\u00e9e, sont superbes et les pr\u00e9jug\u00e9s sur son talent sont bien vite oubli\u00e9s. Il y a bien des imperfections \u00e7\u00e0 et l\u00e0 : on pourrait bien reprocher que le plus impressionnant visuellement vient au d\u00e9but du long m\u00e9trage ; que les quelques touches d&rsquo;humour ne prennent pas forc\u00e9ment ; ou que la m\u00e9taphore finale est un peu trop appuy\u00e9e. Mais on oublie tout d\u00e8s la derni\u00e8re sc\u00e8ne, en apparence plus simple mais tout autant puissante que les plans initiaux qui utilisent si bien la technologie, tant la symbolique sur la (re)naissance &#038; l\u2019\u00e9volution de l\u2019homme est intelligente. <\/p>\n<p align=\"center\"><i>Mes que un film<\/i><\/p>\n<p> Apr\u00e8s avoir retrouv\u00e9 ses esprits pendant le g\u00e9n\u00e9rique, on se dit alors qu\u2019Alfonso Cuar\u00f2n r\u00e9pond \u00e0 des questions que tout r\u00e9alisateur devrait se poser : \u00e0 quoi sert le cin\u00e9ma ? ou encore, quelle est l&rsquo;utilit\u00e9 de la 3D ? Avec <i>Gravity<\/i>, il fait vivre une fiction au spectateur \u00e0 travers ses images. C&rsquo;est trop rare pour ne pas \u00eatre signal\u00e9, <i>Gravity<\/i> fait r\u00e9ellement ressentir son histoire au public. Dans <a href=\"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/movies\/avatar\/\"><i>Avatar<\/i><\/a>, James Cameron avait sans doute cr\u00e9\u00e9 un environnement 3D plus beau que tous ceux vus avant lui. Cuar\u00f2n r\u00e9pond en perfectionnant le proc\u00e9d\u00e9 : dans l&rsquo;espace, ses images sont tout aussi bluffantes, mais il y ajoute le r\u00e9alisme et l&rsquo;immersion. \u00c0 l&rsquo;aide de la technologie, il plonge le spectateur dans sa fiction comme jamais. <i>Gravity<\/i>, plus qu&rsquo;un long m\u00e9trage, est une v\u00e9ritable exp\u00e9rience. La prouesse technique se transforme en une \u00e9norme claque, et la relative simplicit\u00e9 de l&rsquo;histoire en fait une \u0153uvre universelle, et surtout un tr\u00e8s, tr\u00e8s grand moment de cin\u00e9ma.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"featured_media":3834,"template":"","actor":[8336,8337,3061,5332,8335,5976,6503],"collection":[6040],"genre":[2671,2480,2481],"class_list":["post-3570","movie","type-movie","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","actor-amy-warren","actor-basher-savage","actor-ed-harris","actor-george-clooney","actor-orto-ignatiussen","actor-phaldut-sharma","actor-sandra-bullock","collection-alfonso-cuaron","genre-drame","genre-science-fiction","genre-thriller"],"acf":[],"uagb_featured_image_src":{"full":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK.jpg",1400,2100,false],"thumbnail":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK-200x300.jpg",200,300,true],"medium_large":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK-768x1152.jpg",768,1152,true],"large":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK-683x1024.jpg",683,1024,true],"1536x1536":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK.jpg",1024,1536,false],"2048x2048":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK.jpg",1365,2048,false],"neve-blog":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK.jpg",413,620,false],"rpwe-thumbnail":["http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/c5YnXyGEZbLZiSftuHjwSO9kdHK-45x45.jpg",45,45,true]},"uagb_author_info":{"display_name":"Babou :)","author_link":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/author\/"},"uagb_comment_info":2,"uagb_excerpt":null,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/movie\/3570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/movie"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/movie"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3834"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"actor","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/actor?post=3570"},{"taxonomy":"collection","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/collection?post=3570"},{"taxonomy":"genre","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.balie.me\/WordPress\/wp-json\/wp\/v2\/genre?post=3570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}