2001 l’Odyssée de l’espace

2001 l'Odyssée de l'espace

2001: A Space OdysseyStanley Kubrick

19682 h 38 min
Résumé

Aux temps préhistoriques, une petite tribu d’hommes-singes intallée au milieu de rochers arides lutte difficilement pour la vie. Un matin, ils trouvent devant eux une mystérieuse dalle noire monolitique. L’un des singes touche la pierre et apprend alors à se servir d’un os de quadrupède pour tuer ses ennemis... Quatre millions d’années plus tard, en 2001, un savant de l’espace, le Dr Heywood Floyd, débarque sur la lune pour examiner une dalle noire semblable à celle des singes, qui était entérrée sous la surface de l’astre, selon les premières observations, l'objet émettrait un signal mystérieux...

Métadonnées
Réalisateur Stanley Kubrick
Durée 2 h 38 min
Date de sortie 9 avril 1968

A l’aube de l’Humanité, vingt minutes de contemplation de primates, aucun dialogue – évidemment – puis une ellipse hallucinante. Le ton est donné, 2001 : l’odyssée de l’espace n’est pas un film comme les autres. Kubrick prend des risques et ose faire ce qu’il veut, ce qui donne un début des plus étonnants. La suite dans l’espace est absolument remarquable, avec des effets spéciaux incroyablement bons – le film date pourtant de 1968 ! Puis lors de l’épisode qui suit, le fameux HAL entre en scène pour une troisième partie au suspense impressionnant. La fin rejoint plus l’introduction du film, sans dialogue, tout en contemplation d’un univers très étrange, parfois même difficilement compréhensible. Inutile de s’attarder davantage sur le fond, qui ne demande qu’à interroger le public sur de multiples thèmes. La forme, elle, est tout simplement proche de la perfection : déjà, 2001 : l’odyssée de l’espace bénéficie sans doute de l’un des thèmes musicaux les plus connus dans l’histoire du cinéma. Et puis, comme souvent avec Kubrick, une attention tout particulière a été apportée à l’esthétisme des décors et des objets. L’ellipse initiale est visuellement magnifique bien sûr, mais les formes et les couleurs (l’opposition entre le rectangle noir du monolithe et le rond rouge symbolisant l’œil de HAL, pour ne citer qu’elle) jouent également un rôle très important. À la fois métaphysique et psychédélique, ce film déroutant est une véritable œuvre que l’on ne peut omettre dans la liste des grands classiques cinématographiques.