Flight

Flight

FlightRobert Zemeckis

20122 h 18 min
Résumé

Après une nuit à faire la fête avec une hôtesse, le pilote de ligne Whip Whitaker prend les commandes de son appareil, pour un vol à destination d'Atlanta. Il passe une partie du trajet à dormir, et est réveillé peu de temps avant l'atterrissage. C'est alors qu'un incident survient : les gouvernes de l'avion se bloquent. Au prix d'une manœuvre risquée, Whitaker parvient à se poser en catastrophe. Lorsqu'il se réveille à l'hôpital, on lui apprend qu'il a sauvé des dizaines de vies. Cependant, très vite, l'enquête sur l'accident révèle que Whitaker était sous l'emprise de l'alcool. Il risque une condamnation pour usage de drogue et homicide..

Métadonnées
Réalisateur Robert Zemeckis
Durée 2 h 18 min
Date de sortie 2 novembre 2012

Robert Zemeckis est de retour après un long passage par les cases animation / motion capture. Le réalisateur, auteur de quelques-uns des meilleurs opus des années 80 (Retour vers le futur II) & 90 (Forrest Gump) n’avait plus tourné autrement depuis une douzaine d’années et Seul au Monde. Pour bien célébrer cet évènement, Zemeckis débute son film par des images très marquantes : d’abord grâce à la plastique de Nadine Velazquez ; mais aussi et surtout par une remarquable scène d’accident d’avion. On entre sans tarder dans le vif du sujet avec ces images très spectaculaires, qui ne sont pourtant pas l’intérêt principal du film. En effet, l’histoire est davantage consacrée à l’après accident, durant lequel une enquête met en cause le pilote de l’avion qui a pourtant sauvé bon nombre de ses passagers. Ce scénario est d’autant plus intéressant qu’il a la bonne idée de casser le mythe du rêve américain traditionnel : ici le sauveur est un homme divorcé, sérieusement alcoolique et qui semble bien loin de la rédemption. De rédemption et de pêché il en est souvent question dans Flight, et chacun trouve où il peut une bouée de sauvetage, parmi les associations, la religion ou plus simplement en se rattachant à son destin. Ce dernier joue un rôle prépondérant dans les aventures des différents personnages du film, et provoque de nombreuses rencontres fortuites qui donnent à chaque fois un nouvel élan : notamment grâce à des seconds rôles réussis (une autre accro bien interprétée par Kelly Reilly ; ou encore John Goodman dont les apparitions sont assez délirantes), les péripéties de l’anti-héros sont ainsi très bien menées. Et si la fin semble bien plate et pleine de bons sentiments, la critique sous-jacente à l’égard de la justice américaine, avec ses vices de procédures ridicules, donne une consistance plutôt inattendue à ce Flight.

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