Soleil vert

Soleil vert

Soylent GreenRichard Fleischer

19731 h 37 min
Résumé

Année 2022. La terre a épuisé la quasi-totalité de ses ressources naturelles. La ville de New York dénombre plus de 40 millions d’habitants sous les effets de la pollution et de la surpopulation. Le détective Robert Thorn est chargé d’enquêter sur le meurtre crapuleux de William Wimonson, un nanti, dirigeant de la compagnie "Soylent". Celle-ci est une multinationale spécialisée dans la confection de produits alimentaires concoctés à base de plancton et appelés "Soleil rouge", "Soleil jaune" et enfin "Soleil vert". Avec l’aide de Sol Roth, un vieillard avec lequel il cohabite, Thorn va découvrir que le cas Simonson n’est pas un meurtre, mais une exécution. Et que celle-ci est directement liée au secret de fabrication du "Soleil vert".

Métadonnées
Réalisateur Richard Fleischer
Durée 1 h 37 min
Date de sortie 19 avril 1973

Un film de science-fiction traitant par anticipation des problèmes écologiques de façon dramatique.

Abordant intelligemment d’autres sujets en arrière-plan, parmi lesquels le manque de logement / la surpopulation, l’exploitation des ressources, les oppositions homme/femme et riches/pauvres, et même l’euthanasie, l’histoire qui a inspiré ce film est excellente ! Si l’on espère que la vision du futur montrée dans ce film est pessimiste, les questions soulevées sont plus que jamais d’actualité, alors qu’elles étaient déjà posées il y a plus de trente ans… preuve de l’importance de tout cela ! Impossible de ne pas être choqué lorsque le film parle de « mobilier », ou devant l’engouement que suscite une tomate, de l’eau chaude ou du savon…

Peu avant son décès, Edward G. Robinson y incarne une génération qui a connu un « vrai » monde, sur lequel il porte forcément un regard nostalgique… mais le plus effrayant est bien sûr le fait que la nouvelle génération considère comme évidente l’horrible situation de l’époque. Incarnée par un superbe Charlton Heston, ils envient toutefois le luxe. Le paroxysme de l’envie sera atteint lors de la scène touchante du film, sur fond de symphonie classique : les deux héros voient des vidéos du passé montrant parfaitement la chance que l’on a de vivre dans un tel monde, et l’enjeu que l’on a à le préserver tant qu’il est encore temps… très beau !

Pour ce qui est du reste, si le thriller inclus dans le film permet de tenir le film, aidé bien sur par le charisme de son acteur principal, il faut avouer que vu aujourd’hui, le film a vieilli, dans sa mise en scène et dans sa vision futuriste technologique. Ainsi, le jeu vidéo, les pelleteuses ou le dépositoir final paraitront un peu obsolètes… outre ces points négatifs, il ne reste que du bon :
le message du film bien sur, mais aussi le duo d’acteurs, touchants, le scénario très bon – jusqu’à la révélation finale en adéquation parfaite avec l’histoire – et de nombreuses images ultra poignantes – de l’entassement des hommes aux dégageurs dans les foules en émeute, en passant par les vidéos du passé jusqu’au poing ensanglanté final -. Bref, ce film est une oeuvre très forte.